Quand le savoir de l’intervenant rencontre la lassitude de l’apprenant

Le titre est un peu provocateur mais il introduit un contexte que nous rencontrons souvent que l’on soit en situation d’intervention et/ou d’apprenant. Comment dynamiser les interventions du présentiel pour favoriser l’apprentissage ou donner de l’intérêt à votre message ? Il n’est pas rare de lire ou de s’entendre dire que PowerPoint c’est le principal défaut de l’intervenant. J’ai tendance à dire que PowerPoint, c’est un magnifique outil dont on méconnaît l’utilisation. La preuve en est, c’est que dans le monde du e-learning, beaucoup d’outils sont structurés selon le format PowerPoint. Vous prenez Storyline ou encore Ispring, l’interface ne vous sera pas étrangère.

Il existe de nombreuses méthodes, de nombreuses solutions qu’elles soient numériques ou plus traditionnelles pour dynamiser vos interventions en présentielles. L’arrivée du numérique à considérablement enrichie les possibilités et il n’y a qu’à voir sur le marché les nombreuses solutions qui promettent de dynamiser vos réunions, vos cours ou encore faciliter le travail collaboratif à distance (KlaxoonKahoot – Poll everywherePlickers – etc. Ces solutions c’est un peu comme quand on achète une nouvelle voiture. Le vendeur vous vend la dernière technologie, la dernière fonctionnalité qui va vous simplifier la conduite, etc. Néanmoins, cela ne fera pas de vous un meilleur conducteur peut – être même le contraire d’ailleurs. Les outils numériques c’est un peu la même chose. Ils ont vocation à enrichir vos interventions et vos présentations mais ils seront ce que vous en faites au moment où vous les utilisez.

Ce qui est premier quand on intervient lors d’une réunion, lors d’une séquence de formation et ou lors d’un temps de présentation c’est la structuration de votre intervention. Pour ma part, je pars toujours de la structuration suivante :

  1. Quel est mon objectif global – Ce que je veux au terme de l’intervention/présentation
  2. Quels sont mes objectifs spécifiques – ce que je veux au cours des différentes étapes de ma présentation
  3. Quels contenus – informations je vais communiquer
  4. Les éléments clés – Par exemple, les 5 éléments qui doivent être connus – compris voir appliqués.

En termes de structuration j’utilise soit l’escalier pédagogique, soit la montagne pédagogique

A quoi cela sert – il me direz – vous ? Cela permet de créer le road book de votre séquence de présentation et/ou d’intervention. Par analogie je relie souvent cette proposition à une course de rallye en montagne où le pilote et le co-pilote collabore ensemble pour aller d’un point A à un point B sans aller dans le décor. Ici c’est un peu la même chose. Vous allez d’un point A à un point B dans le temps qui est fixé en enchaînant les éléments structurants pour ne pas allez dans le décor. Le décor pour tout intervenant c’est quoi : Une intervention ne répondant pas aux besoins des apprenants ou des collègues qui décrochent, un sentiment de solitude, etc. Chacun pourra trouver dans ses expériences des exemples dès lors qu’est posée une analyse réflexive de son intervention.

Allons plus loin. Ci-dessus j’ai définit une structuration d’intervention. Maintenant, attachons-nous au comment. Là encore, j’utilise une règle simple et c’est dans celle-ci que je vais pouvoir intégrer des solutions pour dynamiser mon intervention :

  1. Quelles démarches utiliser ? Démarche inductive ou déductive ?
  2. En lien avec les démarches, quelles méthodes utiliser ? Méthode magistrale, interrogative, découverte ou démonstrative
  3. En lien avec les méthodes, quelles stratégies vais-je utiliser ? le braintorming, le SWOT, le 6-6-6, des techniques de facilitation, etc
  4. En lien avec les stratégies, quels outils vais – je utiliser ? le paperboard, l’ordinateur, les post-it, des cartes de jeu, etc.

Vous l’aurez compris, ma conviction est que ce qui doit être premier c’est le cadrage et le fond de l’intervention. Vous aurez beau maîtriser l’outil numérique pour dynamiser votre intervention, s’il n’est pas intégré de manière judicieuse en apportant une véritable valeur ajoutée à votre présentation, celui – ci n’aura qu’un impact minime. Certes, il va créer de la surprise et on le sait, on est attiré par ce que l’on ne connaît pas mais n’oublions pas que l’objectif est d’atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé.

Pour enrichir cet article, je vous propose de découvrir un premier outil que j’utilise régulièrement lorsque j’interviens sur « Dynamiser ses interventions » ; Cet outil, c’est Plickers.

 Mon dernier conseil, il vaut mieux bien utiliser un outil à des moments stratégiques que d’en utiliser une multitude générant l’effet boomerang c’est-à-dire la lassitude à nouveau de votre auditoire.

Plickers

Un outil pour interagir avec votre auditoire grâce à des cartes flash code que chaque apprenant aura en main. Grâce à votre smartphone et à l’application téléchargée préalablement, vous pourrez scanner les flashs codes qui seront orientés en fonction de la réponse des apprenants. Des outils de ce type, il en existe de nombreux mais ce que j’aime dans plickers c’est :

  • Le flash code qui ne nécessite pas chez l’apprenant une connexion internet ou un smartphone
  • La création de dossier par thématiques pour générer une bibliothèque de questions à ventiler selon les classes
  • Chaque vote peut –être anonyme
  • Un tableau récapitulatif qui permet de mesurer le niveau d’acquisition et/ou de compréhension des apprenants.
  • Gratuit

A quel moment l’utiliser :

  • Mesurer le niveau de connaissance et/ou compréhension en amont ou suite à une intervention
  • Faire un point de situation sur l’état du groupe

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